Au paradis des cuisinières, il y a ma grand-mère Nevart. Elle est devant une grande table, un orlavou à la main. l’Orlavou c’est le long et fin rouleau à pâtisserie que les arméniens utilisent. Elle fait claquer un grand cercle de pâte très fine, il fait un bruit de drap dans le mistral. La farine s’envole dans les rayons de soleil et se dépose sur les cheveux noirs des anges qui commencent à saliver. Trois jours plus tard c’est Pâque avec au dessert des parlavas ou des bourmas !

J’ai l’orlavou mais pas encore le courage de faire 16 cercles aussi fins, réguliers sans les déchirer. J’ai donc opté pour la pâte à filo et cette année à Pâques depuis (trop) longtemps, il y a eu des Parlavas au dessert… et quel parlavas !

Une fois qu’on a solutionné la question de la pâte, le parlava c’est pas compliqué, tout est question d’équilibre.

Ingrédients pour un plat rond de 26 à 30 cm.

– 1 paquet de pâte Filo
– De l’huile neutre pour passer entre les feuilles (ou du beurre clarifié)
Pour la farce
– 200 g de pistache, 50 g de poudre d’amandes (sert de liant), 50g de noix.(ou tout noix)
– 80 de sucre glace
– 4 c à soupe d’eau de fleur d’oranger (on peut faire sans selon ses goûts ou avec de l’eau de rose c’est la version que j’aime le moins)
Pour le sirop
– 100 g de miel + 100 g de sucre
– 200 g d’eau
– 2 càs de fleur d’oranger