Là, il y a débat ! où il y aurait – tant il semble que le papeton est un plat qu’on ne voit jamais sur une carte de restaurant, d’ailleurs y voit-on seulement des aubergines ? –

D’où vient donc le Papeton : Avignon ou Perpignan ? Dans son “Dictionnaire de cuisine et de Gastronomie” notre bon Larousse, nous définit le papeton comme une “spécialité d’Avignon à base d’aubergines, cuite dans un moule, dont la forme rappelait à l’origine , celle de la Tiare papale” mais mais mais…Odile Godard dans sa “Cuisine d’Amour” rectifie en écrivant que “Parmi les mille et une manière d’apprêter les aubergines, le papeton (“petite soupe, bouillie”, en langue d’oc), dont la recette s’est transmise de génération en génération dans le Bas-Languedoc, est si fameux que certains ont pu prétendre, au prix de quelques raccourcis phonétiques hasardeux, qu’il s’agissait simplement de l’un des plats favoris des papes d’Avignon. Quoiqu’il en soit les aubergines trouvent ici leurs quartiers de noblesse et sont à la hauteur des exigences des plus fins gastronomes”

Le papeton se déguste froid, pas glacé – éviter le sorti-tout-droit-du-réfrigérateur qui paralyse les papilles – et toujours nappé d’une sauce tomates.

C’est un plat d’été, très fin en goût. Les aubergines doivent être fermes et luisantes et tomates anciennes mûries au soleil, on oublie les tomates en grappes hybrides poussées sous serre et je ne parle même pas d’une éventuelle sauce en boîte sacrilège absolu !

Ingrédients :

– 1kg d’aubergines,

– 3 oeufs,

– 2 échalotes,

– 1 gousse d’ail,

– du thym

– 2 càs de crème fraîche.

Pour le coulis de tomates : 1kg de tomates, huile d’olive, thym, sel, poivre et piment.