Il m’a fallu aller à Valencia en Espagne pour me dire que la Paella était un plat qui avait de la tenue. Au fond, je n’avais jamais estimé la paella que comme un plat fourre-tout dont le mélange viande et poisson ne me séduisait pas vraiment. Un plat, que l’on vendait en barquettes plastiques sur les marchés, avec une odeur approximative de soupe, deux grosses coquilles de moules renfermant des mollusques rabourgris et une crevette molle dont la tête le plus souvent détachée du corps balladait ses deux longues antennes roses sur un riz jaune et collant. Pas fameux !

Et puis voilà qu’une de mes filles décide d’aller faire ses études à Valencia… Evidemment la familia se déplace et écume les restaurants d’Arroz (riz) et là c’est une tout autre histoire qui se raconte… une histoire d’hommes et de femmes qui transforment leur labeur de paysans et de pêcheurs en un plat qui sent bon le safran et l’iode marine ; un plat plein de goûts subtils, digeste et savoureux, sans rapport avec de ce qu’on nous vend ici. Je suis devenue une “afficionado”.

Choisir son riz : Du riz rond d’Espagne de préférence. Le top c’est évidemment l’Arroz Bomba cultivé dans les marais de l’Albufera. Un riz rond qui garde un léger coeur croquant après la cuisson.

Choisir son plat : La paella, c’est cette espèce de poêle à deux anses. C’est de que vient le nom de la paella. Je peux vous assurer que sans le plat, le résultat n’est pas du tout le même. Le mien fait 30 cm de diamètre et vaut pour 3 ou 4 rations.

Ingrédients pour 3/ 4 personnes

350 g de riz rond – Arroz Bomba d’Espagne
800 ml de liquide.