Le terme « blanquette » vient de ce que la sauce qui nappe le ragoût est blanche. Toutes les viandes blanches (dinde, poulet, lapin, porc), ainsi que l’agneau, peuvent se préparer « en blanquette » bien que la blanquette de veau reste la référence culinaire.

Le mets, apparaît donc au XVIIIe siècle, et son nom qui se réfère à la couleur de la viande et de la sauce, deviendra le symbole d’une certaine tradition culinaire familiale.

À l’époque, il n’existe qu’une blanquette, exclusivement composée de veau. Les restes de rôti étaient servi en entrée sans autre accompagnement que d’oignons grelots et de champignons de Paris.

La blanquette tomba en désuétude au XIXe siècle.

À partir de la seconde guerre mondiale, la blanquette change de statut et entre au Menu comme plat principal, accompagné de riz blanc.

Cette recette qui a déjà conquis l’ensemble du territoire français, passe alors pour être l’une des plus anciennes recettes de notre gastronomie.

Un bel exemple des techniques de la grande cuisine !

Ingrédients pour 5 personnes

1 kg d’épaule de veau (ou tendron, flanchet)
6 carottes
300 g de champignons
2 oignons jaunes
200 g de petits oignons
4 clous de girofle
1 poireau
2 branches de thym
1 feuille de laurier
quelques brins de cerfeuil
2 branches de céleri
2 gousses d’ail
100 g de beurre
70 g de farine
2 jaunes d’oeufs
10 cl de crème fraîche
1/2 citron
sel et poivre